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Convictions

Marchés financiers : nos convictions pour 2020

Les marchés boursiers vont encore progresser en 2020, mais plus faiblement. Comment investir ?
Février 2020

Les marchés boursiers devraient poursuivre leur croissance en 2020, mais de façon plus modérée. Nous nous intéressons particulièrement aux pays émergents et au Royaume uni. Sur le marché obligataire, nous parions sur une remontée des taux longs.

Après une année boursière 2019 exceptionnelle, Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet Asset Management, table sur une direction générale des marchés positive, mais avec une hausse nettement plus modérée. Comme toujours, nous sommes très sélectifs.

Tirées par les politiques accommodantes des banques centrales, les valorisations des actions ont grimpé en flèche en 2019 et sont déjà élevées. En outre, les dividendes sont attendus en faible croissance : il ne sera pas possible de réaliser d’aussi belles performances en 2020 qu’en 2019 !

De belles opportunités sur le marché des actions

Néanmoins, les craintes de voir une guerre commerciale très forte entre la Chine et les Etats-Unis se dissipent : après le premier accord qui devrait être modéré, une trêve a été décidée, au moins jusqu’aux résultats de l’élection présidentielle aux Etats-Unis. Les investisseurs sont rassurés et nous voyons de belles opportunités d’investissement sur le marché des actions.

  • Nous croyons à une reprise de la croissance dans les pays émergents. En Inde notamment, même si les indicateurs économiques ne sont pas bons, la banque centrale a fortement baissé les taux, le gouvernement a annoncé des baisses d’impôt et des mesures de relance budgétaire qui nous semblent suffisantes pour voir l’économie repartir à la hausse. La Russie est aussi l’un de nos marchés préférés et nous parions également sur une forte croissance en Amérique latine (hors Argentine).
  • Au Royaume-Uni, nous savons que les négociations liées au Brexit seront encore longues, et qu’elles resteront difficiles. Néanmoins, Boris Johnson a fait d’importantes promesses budgétaires, il bénéficie d’une majorité importante au parlement pour les mettre en œuvre et le moral des entrepreneurs remonte.
  • Les fondamentaux restent solides dans le reste de l’Europe. Les politiques accommodantes des banques centrales sont de plus en plus faibles et ne devraient pas se poursuivre.
  • Nous sommes plus prudents en revanche sur les actions américaines, dont les valorisations nous semblent déjà très élevées.

Quelles obligations choisir ?

Nous tablons sur une remontée des taux longs en Europe, mais sur le marché obligataire, nous préférons investir dans les bons du trésor américain. En cas de mauvaise surprise sur les marchés, la Fed, banque centrale américaine, a davantage de marge de manœuvre pour baisser les taux. Cela permettra aux obligations déjà en portefeuille de s’apprécier plus fortement. Nous sommes également confiants sur les obligations des pays émergents.

Nous sommes plus modérés sur le crédit aux entreprises. Avec la remontée des taux longs, le stock d’obligations à taux négatifs se réduit. La demande pour le rendement offert par le crédit devrait en conséquence être moins forte. De plus, aux Etats-Unis comme en Europe, nous commençons à observer des dégradations de crédit. Néanmoins, les emprunts à court terme peuvent encore être considérés par les investisseurs, à condition de bien sélectionner les compagnies émettrices.

Points essentiels à retenir

  • Nous restons optimistes, mais raisonnablement : la hausse des marchés de 2019, exceptionnelle, ne peut pas se reproduire.
  • Pour le marché des actions, les pays émergents ont notre préférence, ainsi que le Royaume-Uni, puis l’Europe.
  • Pour le marché obligataire, nous tablons sur une remontée des taux longs, et nous nous montrons très sélectifs sur les obligations émises par les entreprises.